Colloque La consigne, vert l'avenir! Des pistes de réflexion à explorer

Valerie Lapierre

Quelques mois après sa création, la coalition Pro-Consigne Québec a tenu hier son premier évènement sous forme d'un colloque: La consigne, vert l'avenir! Riche en contenu, la journée a permis de nombreux échanges sur les divers enjeux entourant l'avenir de la consigne au Québec. Cette réflexion s'insérait dans un contexte particulier où certains groupes réclament l'abolition de ce système de récupération, tandis que d’autres veulent au contraire l’élargir et le renforcer.

Après de premières présentations qui ont permis de faire l’état de la situation au Québec et au Canada, on a pu en apprendre plus sur les réalisations d’une initiative inspirante, United We Can, qui permet aux résidents pauvres et aux itinérants du quartier Downtown Eastside de Vancouver d’utiliser la consigne pour se réinsérer dans la société. Les participants au colloque ont ensuite été invités à échanger sur trois thèmes en ateliers parallèles: La consigne, moteur de développement social?; Quels sont les impacts économiques de la consignation des contenants?; et Quels critères choisir pour évaluer nos systèmes de récupération? Partisans et détracteurs de la consigne ont ainsi pu exprimer leur point de vue et discuter des solutions à explorer pour améliorer la gestion des contenants au Québec.

Au retour du lunch, une surprise attendait les participants: les Zapartistes étaient là! Usant de leur humour grinçant, ils ont fait valoir leurs idées sur la consigne et sur quelques autres enjeux environnementaux. Ils ont été suivis par un débat entre quatre panélistes sur le thème: « Comment optimiser la récupération de nos contenants et emballages? ».

Malgré quelques interventions plus enflammées, le colloque a été marqué par la sérénité des échanges, alors qu’en général, le sujet soulève les passions. Les participants ont pu en tirer des pistes de réflexion à explorer pour faire avancer le débat. Il ressort de cette journée que la consigne travaille en synergie avec la collecte sélective municipale; il serait donc contre-productif de mettre ces deux systèmes en opposition. En outre, malgré les progrès réalisés avec la collecte sélective municipale, il appert qu’encore aujourd’hui, il manque trop d’informations pour que le Québec puisse scientifiquement comparer les performances de ces deux systèmes de récupération. Enfin, il serait intéressant de s’inspirer de l’expérience de Vancouver, par exemple, pour mieux exploiter les possibilités qu’offre la consigne.

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