Hausse du montant de la consigne: Il est primordial d’aller de l’avant.

Montréal, 10 décembre 2012 : En juin dernier, le gouvernement annonçait que la consigne pour les canettes et les bouteilles de boissons gazeuses allait passer de 0,05 $ à 0,10 $ d’ici la fin de l’année 2012. Québec emboitait ainsi le pas à plusieurs autres provinces canadiennes qui ont elles aussi augmenté le montant de la consigne. Cette annonce fut saluée de façon unanime par le milieu de l’environnement tant au Québec qu’ailleurs dans le monde. Malgré tout, nous apprenions la semaine dernière dans Le Soleil, que le gouvernement Marois s’apprêterait à annuler la hausse de 0,05 $ sur les contenants de boissons gazeuses.

Récupérer plus et mieux

La loi sur la consigne n'a pas fait l'objet de modification importante depuis son entrée en vigueur, il y a 30 ans. Ainsi, le montant de la consigne est demeuré inchangé depuis plus d’un quart de siècle. Le faire passer de 0,05 $ à 0,10 $ permettra de récupérer le retard accumulé (le 0,05 $ de 1984 vaut maintenant 0,11 $). « La hausse proposée est un ajustement plus que raisonnable, d'autant plus que les informations disponibles sur d'autres provinces canadiennes confirment une hausse substantielle de récupération, suite à la hausse du montant de la consigne de 0,05$ à 0,10$ » souligne Philippe Batani, directeur général de l’Association des brasseurs du Québec.

À elle seule, la consigne publique permet de récupérer et de recycler plus d’un milliard de contenants de boisson. Une augmentation du montant de 0,05 $ à 0,10 $ entrainerait une hausse du taux de récupération d’au moins 10 % ce qui représente 80 millions de bouteilles et canettes qui seraient recyclées plutôt que de se retrouver dans nos sites d’enfouissements. « Quand on sait que le recyclage de l’aluminium ne nécessite que 5 % de l’énergie utilisée pour sa production, l’augmentation de la consigne est une très bonne nouvelle pour encourager la population à le recycler davantage », affirme Jérôme Normand, directeur d'ENvironnement JEUnesse.

Pour les adhérents à Pro-Consigne Québec, le statu quo ne peut être une option, il contribuerait au dépérissement de ce système de récupération pourtant reconnu comme étant un des meilleurs qui soient. « Nous croyons qu’un signal doit être lancé rapidement afin de resituer la consigne comme outil de développement collectif et écologique. Le maintien de la hausse représente un investissement majeur tant pour l'environnement que pour les centaines d'emplois qui en dépendent », explique David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN.

Pro-Consigne Québec est un regroupement de plus d’une cinquantaine de municipalités, d’entreprises privées, de syndicats et d’organismes sans but lucratif qui fait la promotion du maintien et de la bonification du système de consigne au Québec.

-30-

Source : Marie-Michèle Paul

Responsable des communications, projet Pro-Consigne Québec

514 396-2686

info@pro-consigne.org