Le ministre Heurtel veut aller de l’avant avec la consignation des bouteilles en verre


Montréal, 28 avril 2015 - Selon un article paru dans le journal La Presse le 24 avril dernier, le Ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) David Heurtel souhaite introduire la consigne des bouteilles de vin et spiritueux au Québec. Encore selon La Presse, son ministère et RECYC-QUÉBEC ont reçu un document préliminaire de l'étude commandée par l'ex-gouvernement Marois au Centre de recherche de l'environnement, de l'agroalimentaire, des transports et de l'énergie (CREATE). Le document conclut qu'une consigne sur ces contenants en verre serait souhaitable au Québec, l'un des seuls endroits du Canada où ces bouteilles ne sont pas consignées.

Cette nouvelle fut saluée par plusieurs organismes et syndicats, dont l’Association des organismes municipaux de gestion des matières résiduelles (AOMGMR), le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et le syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ). Des journalistes du Devoir et de La Tribune on également publié des articles en appui à cette volonté politique. Selon un sondage Omnibus Léger, la population québécoise est aussi favorable à l’élargissement de la consigne : neuf Québécois sur dix (89%) rapporteraient leurs contenants si la consigne était ainsi élargie aux bouteilles de vin et aux bouteilles d’eau.

Comme a bien expliqué l’AOMGMR dans son communiqué de presse publié le 24 avril dernier, « L’expérience a démontré que la consigne, sans faire appel à des fonds publics, permet non seulement le réemploi des contenants à remplissages multiples, mais elle assure également une valeur ajoutée de la matière récupérée à des fins de recyclage en limitant la contamination. D’ailleurs, les statistiques révèlent un taux de récupération supérieur pour les contenants consignés (…). Cette méthode de récupération incarne deux grands principes qui sont à la base de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, soient celui de la responsabilité élargie des producteurs (REP) et celui de l’utilisateur/payeur. Pour les municipalités, la gestion des matières résiduelles est plus qu’une responsabilité visant la mise en ?"uvre de mesures pour l’atteinte d’objectifs de valorisation fixés par le gouvernement. C’est d’abord et avant tout une question de contrôle des nuisances et de salubrité publique. À cet effet la consigne a un impact indéniable, si on considère que les contenants consignés demeurent rarement bien longtemps dans les espaces publics (parcs, boisés, fossés, terrains vagues, etc.). »


Pour en savoir plus :

Articles (La Presse) :

Heurtel mise sur la consigne des bouteilles de vin

Récupération du verre: plusieurs options à l'étude, dit Couillard

AOMGMR (Communiqué) : La collecte sélective et la consigne, des outils complémentaires